S.Zazaï: « Je veux essayer d’apporter une expérience aux jeunes joueuses et aller chercher le maintien voire plus »

S.Zazaï: « Je veux essayer d’apporter une expérience aux jeunes joueuses et aller chercher le maintien voire plus »

S.Zazaï:  » Je veux essayer d’apporter une expérience aux jeunes joueuses et aller chercher le maintien voire plus »

Sabrina Zazaï, une des nouvelles ailières du Mérignac Handball pour cette saison 2020-21 nous accorde un peu de son temps pour répondre à nos questions dans le but de la découvrir davantage.

  1. Bonjour Sabrina et merci de prendre un peu de ton temps pour répondre à nos questions. Comment vas-tu ? Nouvelle joueuse du MHB, peux-tu te présenter en quelques mots ? Bonjour à tous, je me présente, Sabrina Zazaï, j’ai 25 ans et je suis ailière droite. Je suis arrivée au club de Mérignac cet été en provenance de Hongrie où j’évoluais la saison passée. Avant cette expérience à l’étranger, j’ai joué 2 ans à Toulon et 4 ans à Besançon. Pour revenir à la question, je vais bien. Il y’a 3 semaines j’ai été testée positive à la COVID-19 et j’ai pris mes distances avec le groupe pendant plusieurs jours. J’ai eu des symptômes mais maintenant tout est rentré dans l’ordre et je vais mieux. C’est pour cela que j’étais absente lors des 3 premiers matchs de cette saison. Je disputerai ce soir mon premier match et fêterai mon retour en Ligue Butagaz Energie face au Paris 92. La reprise de la saison a été difficile mais avec l’arrivée du nouveau coach Christophe Chagnard, nous allons essayer de lancer une nouvelle dynamique pour le groupe et pour l’équipe.
  2. Après 4 saisons à Besançon et 2 à Toulon, tu étais la saison dernière en Hongrie, dans le club de Fehérvar. Pourquoi avoir fait le choix d’évoluer à l’étranger ? J’ai fait le choix d’évoluer à l’étranger car c’était un challenge, la Hongrie est réputée pour avoir un des meilleurs championnats d’Europe avec les meilleures équipes comme Györ, Erd ou Siófok. Contractuellement parlant aussi, il faut être honnête, j’avais un très bon contrat. Il y avait tous les ingrédients pour que j’aille là-bas. Je n’étais pas très loin de Budapest, ça m’a permis de découvrir une nouvelle culture, une nouvelle manière de s’entrainer, de jouer, un nouveau championnat et c’est ce qui m’a plu dans le challenge. Malheureusement je devais rester 2 ans là-bas mais mon aventure s’est écourtée car cela ne s’est pas forcement bien passé personnellement et, avec la crise sanitaire, le club a eu quelques soucis. On a donc réglé à l’amiable la fin du contrat et j’ai pu me libérer. 

    Crédit Photo : Loïc Cousin

  3. Le championnat Hongrois t’a-t-il permis de développer ta palette de jeu ? Je trouve que le championnat hongrois est beaucoup plus physique que le championnat français. En France, le championnat est énormément basé sur l’aspect tactique et stratégique. En Hongrie c’est basé sur les qualités physiques. Même musculairement parlant, j’ai beaucoup pris en masse là-bas car ça tourne beaucoup autour de ça. J’ai un poste particulier : à l’aile on dépend énormément des autres pour avoir des ballons. Malheureusement dans l’équipe où j’étais, c’était un peu difficile d’être servie. Ça reste une expérience très enrichissante et j’ai appris que lorsqu’on veut partir à l’étranger, il faut être vraiment fort dans sa tête.
  4. Cette année, tu es de retour en France, au Mérignac Handball. Qu’est-ce qui t’as poussé à rejoindre le club girondin ? Tout d’abord, j’étais déjà en contact avec le club avant même de l’annonce du maintien du club en LBE. Donc même si l’équipe devait être reléguée en D2, j’étais prête à venir car j’avais besoin de retrouver un esprit familial. Je connaissais plusieurs joueuses au club comme les sœurs Puleri.  Je savais également que Julie Dazet avait signé, j’ai joué avec elle à Besançon. Ce sont des amies, ça a été un élément très important lors de mon choix de signer au MHB. Ensuite j’ai échangé avec Pascal Morganti et Philippe Carrara qui m’ont fait comprendre qu’ils avaient pleinement confiance en moi, qu’il y avait un projet sur le long terme dans le club et qu’ils comptaient sur moi. Ce sont des mots qui m’ont touché et qui m’ont fait plaisir.
  5. A chaque changement de club, c’est la découverte d’un nouveau groupe. Comment te sens-tu dans ce nouvel effectif ? Effectivement à chaque fois qu’on change de club, il faut s’adapter aux filles qui sont là et à celles qui viennent d’arriver. Il faut créer une nouvelle dynamique. On va jouer ensemble toute la saison, voire plusieurs saisons, et ces filles là on les voit bien plus que notre propre famille. Moi je considère vraiment ma nouvelle équipe chaque année comme ma famille. J’ai été très bien accueilli, je connaissais déjà quelques filles. On a un groupe composé de nombreuses jeunes mais aussi des joueuses très expérimentées. C’est vrai que sur le plan humain, la mayonnaise a très vite pris. Nous sommes un très bon groupe et je m’y sens super bien. Je sens que je peux apporter aux autres et qu’on peut également m’apporter donc c’est aussi ce que je suis venu rechercher ici.  Je suis très contente de ça. J’attends maintenant avec impatience de jouer mon premier match avec elles car j’ai été ralenti dans ma reprise à cause de la COVID 19. La saison a mal débuté même s’il faut être réaliste : Brest c’est le gratin du handball européen, Celles-sur-Belle c’est une équipe qui a largement sa place en LFH et Bourg de Péage possède des joueuses très expérimentées sur le plan international.  J’ai hâte de reprendre, Paris vas être un beau challenge.

    Crédit Photo : Loïc Cousin

  6. Ce soir, c’est la 3ème Journée de Ligue Butagaz Energie et vous vous déplacez au Paris 92. Comment vois-tu ce premier déplacement de la saison en championnat ? Personnellement, j’ai vraiment hâte de jouer. Ça fait un moment que je n’ai pas fait de compétition donc j’espère grappiller quelques minutes. Dans tous les cas, le temps où je serais sur le terrain, je donnerais mon maximum. Je me dévouerai pour l’équipe, il n’y a pas d’inquiétudes à avoir sur ça ! Il y a eu un changement d’entraineur qui est arrivé mercredi, il ne faut donc pas s’attendre à un changement radical mais Paris va nous servir de tremplin. Ces derniers jours ont été un peu tumultueux mais nous restons des joueuses professionnelles et à nous de tout mettre en place pour ramener au moins les points du match nul et au mieux, la victoire
  7. Sur le plan personnel, quels sont tes objectifs pour ce retour en Ligue Butagaz Energie et que peut-on te souhaiter ? Avant tout, retrouver du plaisir à jouer au handball après une année difficile en Hongrie. Après, je l’ai toujours dit, l’équipe de France reste dans un coin de ma tête mais pour ça, ça passe par beaucoup de travail. Il y a 2 excellentes ailières droites en équipe de France donc il faut rester à l’affut, beaucoup travailler, surtout sur le plan défensif. J’ai la chance d’être en équipe de France de Beach handball. C’est un sport que j’adore et on a l’ambition, si le sport est sélectionné, d’aller aux JO 2024. Aussi, je veux essayer d’apporter une expérience aux jeunes joueuses et aller chercher le maintien voire plus, parce que je pense sincèrement que cette équipe mérite mieux que le maintien. Cela passe par de l’entrainement, du travail, de l’humilité. C’est tout ce qui compte pour pouvoir arriver là où on veut à la fin de saison.

Enfin, pour finir, j’ai hâte de rencontrer les supporters du MHB au bord du terrain de Coubertin malgré les restrictions sanitaires. Je sais et je sens qu’on va passer des beaux moments ensemble et partager de belles émotions !

Merci Sabrina pour cet entretien et belle saison à toi.